Le renard (Vulpes vulpes) |
Bien qu'il ne fasse pas vraiment partie de ce que l'on a coutume d'appeler
"grand gibier", notre petit canidéest est souvent chassé
au cours de nos battues et même par les pratiquants de l'approche et de
l'affut. Ses défenses naturelles, sa méfiance et son odorat le
rendent passionnant à chasser. Les mâles adultes peuvent atteindre un poids de 9 kg. Sa faible hauteur au garrot (40 cm) et sa queue particulièrement longue et touffue font de lui un animal d'une extrême élégance. Les renards des deux sexes sont matures dès leur premier hiver et participent à la reproduction qui a lieu en janvier/février. À cette époque, l'espèce est également diurne. Souvent, plusieurs mâles suivent une même femelle en chaleur. Après une gestation d'un peu moins de huit semaines, la renarde donne naissance à trois à cinq renardeaux en moyenne. Après la tombée de la nuit, les renards peuvent s'aventurer dans le voisinage immédiat des agglomérations. Mieux, il existe maintenant de véritables populations urbaines vivant exclusivement dans les quartiers résidentiels et industriels, et au sein desquelles s'installe une hiérarchie semblable à celle des loups. Contrairement à ce que l'on croyait depuis longtemps, les renards passent la plus grande partie de l'hiver hors des terriers bien que ceux-ci restent des centres de retraite et de communication. Principal vecteur de la rage, le renard a suscité de plus en plus l'intérêt du public au cours de ces dernières années. Dans le passé, cette épizootie s'étendait de façon cyclique et ne s'éteignait que lorsqu'elle avait décimé les populations au point qu'il n'y avait pratiquement plus de contact entre les individus. Pour assurer sa survie, le renard occupe une aire d'activité pouvant atteindre 500 ha. Les jeunes commencent leur erratisme vers l'âge de trois à quatre mois bien qu'ils soient très vulnérables aux infections, à l'humidité et au froid. Ainsi, la mortalité juvénile est très importante. L'espèce est exposée à toutes sortes de persécutions partout dans le monde : il est chassé individuellement à l'affût, en battue, tiré à l'affût sur une charogne, chassé au chien de déterrage, aux appeaux ou capturé par piégeage. Dans quelques pays d'Europe, on distribue même encore des appâts empoisonnés qui, malheureusement, ne sont pas ingérés que par les renards. En France, on pratique quatre modes de chasse au renard : la chasse à tir, la petite vénerie, l'affût et la chasse sous terre. Malgré tout, le renard n'a pu être exterminé nulle part ce qui, d'ailleurs, serait contraire à toute éthique cynégétique. Bien au contraire, les populations se sont accrues, car les campagnes de vaccination réalisées dans plusieurs pays d'Europe centrale et de l'Ouest depuis de nombreuses années ont éliminé le facteur de régulation naturelle le plus efficace. |