Le daim est originaire des pays méditerranéens. Vers 150 après
JC, les Romains l'ont introduit en Grande-Bretagne. En France, à l'état
libre, l'espèce n'était que peu représentée. Elle
était fréquente en élevage et en enclos dont des individus
se sont échappés. On observe aujourd'hui de plus en plus de groupes
en liberté. Les premières preuves de l'introduction de l'espèce
en Allemagne datent du XVIème siècle. Jusqu'à nos jours,
d'importants effectifs se sont maintenus au Danemark et dans la grande plaine
de l'Allemagne du Nord, mais il est présent également dans tous
les autres pays d'Europe à l'état sauvage.
Le mâle adulte atteint une hauteur au garrot de 80 à 110 cm selon
les milieux et pèse entre 80 et 130 kg. Son pelage d'été
" naturel " est de couleur brun roussâtre fortement tacheté
de blanc. Le ventre et l'entre-cuisse sont blancs, la serviette nettement cerclée
de noir. Sa robe d'hiver est plutôt grise et les taches sont estompées.
Du blanc au noir, toutes les teintes sont représentées.
Chez le jeune mâle, les pivots apparaissent dès l'âge de cinq
à six mois. Leur développement est en général terminé
en février. Immédiatement après, le jeune pousse sa première
tête qu'il dépouillera au plus tard pendant la première quinzaine
d'août. En règle générale, il s'agit de simples daguets,
mais exceptionnellement, les jeunes d'un an poussent déjà une deuxième
tête. Les daims plus âgés tombant leurs bois le plus souvent
en avril et les plus jeunes en mai, les jeunes d'un an ont frayé avant
leurs aînés. Les deuxièmes têtes portent meules et montrent
déjà un épaississement plus ou moins marqué des merrains
portant andouiller de massacre et chevillure. À partir de la troisième
tête, la ramure est pourvue de palmes.
Chez le daim, la période de rut commence seulement quand celle du cerf
élaphe décline, et se termine début novembre. Comme les cerfs
élaphes, les daims ont des places de brame traditionnelles qu'ils regagnent
chaque automne pendant de longues années. Une place de brame est souvent
occupée par plusieurs mâles se tenant très près les
uns des autres, mais respectant mutuellement les petits " territoires "
de brame aux délimitations invisibles. Mais il suffit de l'intrusion d'un
concurrent de même puissance dans le territoire de son voisin pour que se
déclenchent de violents affrontements. Les mâles attirent les femelles
en œstrus par des cris rauques peu mélodieux.
Après une gestation de trente trois semaines, la femelle, ou daine, donne
naissance à un seul faon, exceptionnellement à des jumeaux. Contrairement
au cerf élaphe et au chevreuil, le faon suit rapidement sa mère.
Pendant trois à quatre semaines, elle le surveille et, en cas de danger,
le cache dans le couvert de la végétation. Par la suite, le couple
s'associe à d'autres groupes matriarcaux.
Contrairement au cerf élaphe devenu essentiellement crépusculaire
et nocturne en Europe centrale, le daim est resté diurne. Son habitat préféré
est le paysage assez ouvert où de petits bois alternent avec les cultures
dans lesquelles il aime se remiser. Même devant le chasseur, il s'enfuit
souvent dans les champs offrant peu de couvert pour y attendre, regroupé
en harde serrée, la fin du "signal d'alerte".
Après le rut, les mâles adultes se regroupent de nouveau en hardes
et se cantonnent parfois très loin des places de brame. Souvent, les jeunes
mâles restent avec la harde des femelles pendant environ vingt mois avant
de rejoindre les groupes de mâles adultes. Vers la fin de la période
de venaison, début septembre, les mâles adultes se séparent
pour regagner leurs aires de rut traditionnelles. Ils y creusent des trous dans
lesquels ils urinent et se souillent. En période de rut, les mâles
ne s'alimentent guère et perdent ainsi jusqu'à 20 % de leur poids
d'été.
La fuite du daim se caractérise par ses bonds à la manière
des chèvres, il décolle et repose les quatre membres en même
temps.
Les grands daims sont le plus souvent chassés au brame. Pour cette espèce
essentiellement diurne, l'approche joue un rôle plus important que pour
le cerf élaphe. Les femelles, les jeunes et les deuxièmes têtes
sont généralement chassés en battue, en même temps
que le sanglier.
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TROPHEES :
Meilleur trophée européen : 237.60
(Hongrie 2002)
Meilleur trophée français : 181,83 (Haut Thin 1999)
Meilleur trophée de Seine et Marne :
bientôt un trophée coté